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Main body of this text : -------------------- Un soir de pauvreté comme il en est encore Dans les rapports de mer et les hôtels meublés Il arrive qu\'on pense à des femmes capables De vous grandir en un instant de vous lancer Par-dessus le feston doré des balustrades Vers un monde de rocs et de vaisseaux hantés Les filles de la pluie sont douces si je hèle À travers un brouillard infiniment glacé Leur corps qui se refuse et la noire dentelle Qui pend de leurs cheveux comme un oiseau blessé Nous ne dormirons pas dans des chambres offertes À la complicité nocturne des amants Nous avons en commun dans les cryptes d\'eau verte Le hamac déchiré du même bâtiment Et nous veillons sur nous comme on voit les pleureuses Dans le temps d\'un amour vêtu de cécité À genoux dans la gloire obscure des veilleuses Réchauffé de leurs mains le front prédestiné. (René-Guy Cadou, Poésie la vie entière, œuvres poétiques complètes, Paris, Seghers, 1977) '>
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Femmes d\'Ouessant
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BY [CADOU,_René-Guy ]

2008-11-30  | [This text should be read in francais]    |  Вписаний в бібліотеку Guy Rancourt



Un soir de pauvreté comme il en est encore
Dans les rapports de mer et les hôtels meublés
Il arrive qu'on pense à des femmes capables
De vous grandir en un instant de vous lancer
Par-dessus le feston doré des balustrades
Vers un monde de rocs et de vaisseaux hantés
Les filles de la pluie sont douces si je hèle
À travers un brouillard infiniment glacé
Leur corps qui se refuse et la noire dentelle
Qui pend de leurs cheveux comme un oiseau blessé
Nous ne dormirons pas dans des chambres offertes
À la complicité nocturne des amants
Nous avons en commun dans les cryptes d'eau verte
Le hamac déchiré du même bâtiment
Et nous veillons sur nous comme on voit les pleureuses
Dans le temps d'un amour vêtu de cécité
À genoux dans la gloire obscure des veilleuses
Réchauffé de leurs mains le front prédestiné.

(René-Guy Cadou, Poésie la vie entière, œuvres poétiques complètes, Paris, Seghers, 1977)


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